À la suite des expériences passées, le gouvernement ougandais ne voit pas toujours ce type de don d’un bon œil. Par exemple, les médicaments, matériaux ou fournitures peuvent être
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périmés ou pratiquement périmés. Il en découle des pertes importantes au moment de la disposition et, si on persiste à vouloir les utiliser, cela pose des dangers pour la santé humaine;
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vendus sur le marché local, mettant les producteurs et fournisseurs locaux en difficulté, sans compter les mêmes problèmes que décrit dans la puce précédente.
Le don est-il motivé parce qu’il est moins cher d’envoyer en Afrique que de disposer chez soi? Si oui, il s’agit d’un manquement grave à l’éthique et la Fondation refusera carrément.
De plus, les médicaments sont très sévèrement règlementés : les procédures d’importation sont extrêmement compliquées.
Une fois l’objet du don identifié, il faut prévoir le transport qui est soit aérien (rapide mais très coûteux), soit terrestre, c’est-à-dire par container maritime jusqu’au port de Mombasa (Kenya) puis par voie terrestre (route ou train) jusqu’en Ouganda—l’hôpital se trouve à 1 400 km de Mombasa. En chemin, il y aura des frais de douane et de surestarie. Quand on fait le compte, les factures atteignent facilement 40 % de la valeur nominale de la marchandise donnée.
C’est donc facile de comprendre comment un achat local peut coûter moins cher qu’un don équivalent expédié de l’étranger en Ouganda.
