En Ouganda, la mortalité néonatale reste un enjeu urgent. À Lacor, des infirmières veillent sans relâche pour transformer ces débuts incerains en chances réelles de survie.
Selon la dernière enquête démographique nationale, sur 1 000 enfants nés vivants, 22 meurent au cours du premier mois de vie. L’objectif international fixé pour 2030 est de ramener ce chiffre à moins de 12 décès pour 1 000 naissances vivantes : un objectif qui reste encore lointain, ce qui rend indispensable un investissement soutenu dans la prise en charge des nouveau-nés les plus fragiles.
Les dernières estimations internationales font état d’une amélioration, mais confirment que la santé néonatale reste une priorité.
C’est précisément au cours des premiers jours de vie, souvent décisifs, que le travail des infirmières de l’unité de néonatologie de l’hôpital de Lacor revêt une importance fondamentale.
L’unité de néonatologie, inaugurée en 2023, accueille les bébés prématurés et de faible poids, ainsi que les nouveau-nés admis dans un état critique. Beaucoup naissent à Lacor ou dans d'autres hôpitaux, tandis que d'autres arrivent de chez eux ou de centres de santé périphériques, souvent après des trajets longs et difficiles.
Les prématurés naissent souvent avant la 37e semaine de grossesse et pèsent moins de 2 kg. Le temps de rétablissement varie d’un enfant à l’autre : ils quittent l’hôpital lorsque leur état est stable, qu’ils n’ont plus besoin d’oxygène et qu’ils sont capables d'être allaités. Les nouveau-nés nés à terme, en revanche, sont souvent admis en service en raison d’une asphyxie à la naissance ou d’autres complications nécessitant des soins rapides.
Tout au long de ce processus, les infirmières sont une présence constante. Elles surveillent les signes vitaux, administrent des antibiotiques, des anticonvulsivants, des perfusions et des traitements de soutien, et s’occupent des bébés qui ont besoin d’oxygène, de photothérapie, d’une couveuse ou d’un lit chauffant. Mais leur travail ne se limite pas à l’aspect technique : elles aident les mères à allaiter, les accompagnent dans la pratique de la méthode « kangourou », les rassurent et leur apprennent à reconnaître d'éventuels signes de détresses chez leur bébé.
Une entrevue de Florence Lamunu, infirmière en chef, et de Clare Angut, infirmière, disponible via ce lien (en anglais avec sous-titres en italien), permet de découvrir plus en détail le travail mené au sein de l'unité de néonatologie de Lacor.
Aux côtés des médecins, Florence et Clare jouent un rôle essentiel pour garantir la qualité des soins quotidiens. Leur travail contribue à faire de l'unité de néonatologie un lieu plus sûr, où les bébés les plus vulnérables peuvent bénéficier de soins spécialisés et où les mères ne sont pas laissées seules.
À Florence, Clare et à toutes les infirmières de l’unité de néonatologie, nous adressons nos remerciements les plus sincères. Chaque jour, elles veillent sur les premiers souffles des bébés les plus fragiles.
