Ouganda, fin 2025

Commémoration du frère Elio Croce

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Des centaines de personens participent à une cérémonie émouvante à l'église Saint-Daniel-Comboni de Gulu.

Cette année, nous avons devancé notre venue habituelle à Lacor pour le conseil d’administration de fin d’année car ces jours-ci marquent le cinquième anniversaire de la mort du légendaire frère Elio Croce. Une grande et belle cérémonie commémorative a été organisée dans l’église qu’il a construite près de Lacor et dédiée à Saint Daniel Comboni.

La construction de l’église s’imposait du fait de la prolifération de huttes, de baraques et de petits commerces autour du Lacor.

Bien que construite à moindre coût, elle s’est avérée très grande et, grâce au travail bénévole d’artistes italiens, elle a également été magnifiquement décorée de fresques. L’archevêque émérite, Mgr John Baptist Odama, a raconté à tout le monde qu’à l’époque, en autorisant frère Elio à construire l’église, il lui avait imposé qu’elle ne soit pas plus grande que la cathédrale de Gulu. Il savait en effet que, pour le frère Elio, une brique en entraînait une autre. De plus, les dimensions imposantes garantissent une ventilation optimale, un aspect crucial dans ces régions. 

La célébration dure toute la journée. Les membres de la famille d’Elio sont venus de Moena (sur la photo, sa sœur Maria et son neveu Felice).

Le Dr Filippo Ciantia, qui a longtemps travaillé en Ouganda, présente à la communauté son livre biographique sur le frère Elio, traduit de l'italien en anglais.

Après la longue cérémonie haute en couleur et en musique (les messes ici sont vraiment un joyeux rassemblement de la communauté), une série de commémorations chaleureuses et riches en souvenirs personnels se déroule sur la pelouse devant l’église. 

Comme celle de George, ci-dessous. Enfant, il a perdu ses deux jambes et son bras droit à cause d’une mine antipersonnel. Accueilli à l’orphelinat par le Frère Elio, il a étudié l’informatique et travaille pour Lacor. Il s’est marié l’année dernière.

 

 

Mais la chaleur et la longueur font même tomber les infatigables sœurs ougandaises, pourtant bien habituées aux coutumes locales.

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