Le personnel de l'hôpital Lacor fait le point sur l'éclosion de la maladie et rappelle à tous les précautions de base qui contribuent aux efforts nationaux de lutte contre l'Ébola.
Sur la route devant l’hôpital, le nombre de camions venant de l’ouest ou s’y dirigeant (vers le Congo ou depuis le Soudan du Sud) est nettement réduit. L’hôpital Lacor se trouve à seulement cinq heures de route des zones du Congo les plus touchées par l’épidémie. Le gouvernement ougandais a dépêché l’armée pour renforcer les contrôles frontaliers. On dit qu’il est courant, dans ces régions, d’être arrêté à plusieurs reprises par les militaires pour un contrôle de la température et une vérification de la provenance. Cependant, malgré tous les efforts déployés, l'étanchéité absolue des frontières ne peut être garantie.
Le dimanche, pendant la messe, les médecins de l'hôpital informent la population de l'évolution de l'épidémie et rappellent quelques consignes de base. Après dix jours sans nouveaux cas, avec seulement 20 cas recensés depuis le début de l'épidémie en Ouganda, l’apparition d’un nouveau cas a remis à zéro le décompte des jours sans nouveaux cas qui permettrait de mettre fin à l’urgence sanitaire.
Mis à part ces mesures, la vie ici suit son cours habituel et la prudence fait partie du quotidien. On a clairement l’impression que le gouvernement a la volonté de mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires, dans la mesure où les ressources restent limitées. La saison des pluies a commencé cette semaine, ce qui, selon certains, allait encore retarder les choses; mais désormais, chaque jour, de fortes averses s’abattent soudainement, avant qu’un soleil éclatant ne revienne aussitôt. Espérons qu’il en ira de même pour l’épidémie.
Mes amitiés à tous,
Dominique
