Le 26 août 2026, l’Organisation Mondiale de la Santé a déclaré terminée l’épidémie d’Ebola en Ouganda (voir l'image).
À l’hôpital Lacor, tout le monde est extrêmement soulagé, mais le niveau de vigilance reste élevé, comme d’ailleurs dans tout le reste du pays, surtout le long de toute la frontière ouest avec la République Démocratique du Congo (RDC), ou la situation demeure très grave. Certaines zones parmi les plus affectées se trouvent à cinq heures de distance de l’Hôpital.
Après avoir rappelé les résidents et les stagiaires au début de l’épidémie, certaines universités italiennes ainsi que l’Université de Sherbrooke ont déjà donné le feu vert à la reprise des départs. Le Dr Youri Élément, responsable des stages de l’Université de Sherbrooke jusqu’au retour de congé parental de la Dre Ann Isabelle Grégoire, prévoit un premier stage à la mi-novembre.
Malheureusement, la situation de l’autre côté de la frontière en République Démocratique du Congo, ne s’améliore pas.
Le 14 mai, la RDC a confirmé huit cas attribuables à Ebola, classé le 15 mai à l’espèce Bundibugyo. Le même jour, l’Ouganda a déclaré l’identification d’un cas importé, lié sur le plan épidémiologique à l’épidémie en cours dans le pays voisin.
L’Ouganda a signalé 20 cas confirmés, dont 15 cas importés et cinq infections secondaires parmi les contacts et les travailleurs de la santé, ainsi que deux décès parmi les cas confirmés. Fait important, aucune transmission communautaire n’a été documentée en Ouganda. La réponse nationale s’est appuyée sur la détection et l’isolement rapides des cas, la recherche des contacts, la confirmation en laboratoire, la prévention et le contrôle des infections dans les établissements de santé, la prise en charge sécuritaire des cas et la surveillance étroite des mouvements transfrontaliers.
Bien que la transmission ait pris fin en Ouganda, le risque de nouveaux cas importés persiste. L’Ouganda maintient donc une surveillance accrue des maladies, particulièrement dans les établissements de santé et les zones où les mouvements transfrontaliers sont importants. L’OMS et ses partenaires continuent également de soutenir la coordination transfrontalière, la mobilisation communautaire et la préparation régionale. L’accent est ainsi passé du contrôle actif de l’éclosion au maintien de la capacité de détecter rapidement tout nouveau cas suspect ou importé, de mener les investigations nécessaires et d’en assurer une prise en charge sécuritaire afin d’éviter toute nouvelle transmission.
L'Ouganda et la RDC ont signé un accord de réponse transfrontalière conjointe. Le gouvernement de l’Ouganda a installé deux laboratoires mobiles ainsi qu’une unité de traitement Ebola de 80 lits à Aru et Kasenyi, dans l’est de la RDC.
Référence intéressante :
Reportage de France Culture sur la dimension politique de l'épidémie dans la RDC.
